La production agricole de CBD en France

Depuis de très nombreuses années, la culture et la production de cannabis industriel sont libres en France. Cependant, cela est régi par une règlementation extrêmement stricte. Bien que les restrictions soient nombreuses, l’Hexagone reste le deuxième producteur mondial après la Chine. Voici donc tous les détails concernant la production agricole de CBD en France.

Des règlements stricts vis-à-vis de la production agricole de CBD

Même si la France est un grand producteur de chanvre, ce sujet reste cependant très sensible. Et ce, malgré sa légalisation. De plus, il ne faut pas oublier que la culture de cannabis est très réglementée. Donc, pour cultiver et produire cette substance, même pour une seule plante dans le jardin, il y a des règles auxquelles on doit se conformer. Ces règles sont établies en conformité aux exigences de l’entité telle que l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament ou ANSM. Le but est d’éviter que la production de chanvre ne dérive.

Les variétés de cannabis autorisées

Il existe effectivement de très nombreuses variétés de CBD autorisées en France. Ces types de cannabis qui disposent de l’autorisation sont inscrits dans l’article 2 de la loi du 22 août 1990 en application de l’article R. 5132-86 du code de la santé publique pour le cannabis et le chanvre. En fait, ce sont les variétés dont le taux de THC ne dépasse pas le seuil de 0,2 %. Il existe également des graines de chanvres bien déterminés. Pour la culture de cette substance, il faut choisir des graines proposées par des organismes légales comme la Coopérative centrale des Producteurs de Semence de Chanvre ou CCPSC. Lorsqu’on effectue un achat, on reçoit un certificat de semences qui prouve que la culture est conforme à la législation. Le point commun entre ces différentes variétés est leur taux élevé en CBD et terpène.

Le Ministère de l’Intérieur aussi a ses exigences

Afin d’être parfaitement en accord avec le Ministère de l’Intérieur, les producteurs de CBD doivent indiquer l’emplacement précis de leur champ. Pour cela, ils doivent remplir une déclaration sur l’honneur. Une déclaration de la culture de cannabis à la Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre ou CCPSC est indispensable. Sans oublier de le déclarer à la gendarmerie. Par ailleurs, il faut effectuer des rapports en détail de la plantation ainsi que les techniques utilisées. Ce n’est pas tout, les autorités peuvent aussi faire des contrôles inopinés pour vérifier le taux de THC dans la production.

Il est interdit de faire de la publicité

Les producteurs de CBD ont le droit de vendre tout ou une partie de leur plantation. Cependant, cela doit se faire sans vanter les bienfaits médicinaux de la substance. Toute forme de publicité est donc interdite, bien que maintenant, cela commence de plus en plus à devenir plus souple. Mais les restrictions ne s’arrêtent pas là puisque les fleurs et les feuilles doivent être détruites. Seules les tiges et les graines peuvent être utilisées pour extraire du cannabidiol. Pourtant, les professionnels dans ce domaine estiment qu’ils perdent 60% de leur chiffre d’affaire en détruisant les fleurs. Si bon nombre de producteurs sont devenus récalcitrants à cause de ces règlementations, tout le monde espère néanmoins des changements avec la légalisation du CBD. Les entreprises de production vont pouvoir souffler.

Faire le bon choix de la technique de production de CBD

Maintenant que la loi est plus clémente vis-à-vis de la production de cannabis, il est conseillé de bien choisir la méthode pour espérer réussir dans ce domaine. Pour cela, vous devez :

  • Demander l’aide d’un spécialiste pour donner tous les conseils indispensables
  • Choisir avec précaution le temps de la récolte

Cependant, avec un expert, vous pouvez être sûr de ne pas vous tromper, que ce soit sur le choix de la variété, sur la méthode de plantation et sur le timing pour la récolte.